Jusqu’au 24 décembre, l’État procède à une émission d’emprunt obligataire d’un montant de 1 500 milliards GNF, avec une maturité de cinq ans et un taux d’intérêt de 11 %, dans le cadre du financement de son programme d’investissements publics.
𝐌𝐨𝐡𝐚𝐦𝐞𝐝 𝐋𝐚𝐦𝐢𝐧𝐞 𝐂𝐨𝐧𝐭𝐞́, 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐯𝐢𝐜𝐞-𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐁𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞 (𝐁𝐂𝐑𝐆), 𝐚 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐭𝐨𝐮𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐞 𝐭𝐲𝐩𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐭 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫 : « 𝐋’𝐞𝐦𝐩𝐫𝐮𝐧𝐭 𝐨𝐛𝐥𝐢𝐠𝐚𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐨𝐟𝐟𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐨𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐮𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐝’𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞, 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐬𝐞́𝐞 𝐞𝐭 𝐫𝐞𝐧𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞. 𝐈𝐥 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐞𝐭 𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐟𝐢𝐞𝐫 𝐬𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐝𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐛𝐚𝐧𝐜𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞. »
𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐌𝐨𝐮𝐫𝐚𝐧𝐚 𝐒𝐨𝐮𝐦𝐚𝐡, 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐄́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐅𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬, 𝐥’𝐞𝐦𝐩𝐫𝐮𝐧𝐭 𝐨𝐛𝐥𝐢𝐠𝐚𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐮 𝐮𝐧 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐦𝐚𝐣𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐛𝐮𝐝𝐠𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐄́𝐭𝐚𝐭.
« 𝐂𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞. 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐥𝐞, 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞, 𝐪𝐮𝐢 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐬𝐨𝐮𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐥𝐨𝐧𝐠𝐮𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 », 𝐥𝐞 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐞́𝐞 𝐚̀ 𝐮𝐧 𝐬𝐲𝐧𝐝𝐢𝐜𝐚𝐭 𝐝’𝐚𝐫𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐮𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐫 𝐀𝐟𝐫𝐢𝐥𝐚𝐧𝐝 𝐅𝐢𝐫𝐬𝐭 𝐁𝐚𝐧𝐤, 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞́ 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝟏 𝟓𝟎𝟎 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐆𝐍𝐅.
Les ressources mobilisées serviront notamment à financer les routes et infrastructures de transport, les écoles, les établissements de santé, les pistes rurales, ainsi que d’autres projets structurants prévus dans la stratégie nationale.
Selon le ministre de l’Économie et des Finances, l’émission obligataire s’inscrit dans une vision stratégique globale : Simandou Vision 2040, qui ambitionne de transformer la Guinée en utilisant les revenus miniers comme moteur de développement.
Ce programme prévoit, dit-il, 5 axes stratégiques, 122 programmes, 36 réformes, couvrant 14 secteurs d’activités.
Il projette, à l’horizon 2040 un PIB de 151 milliards USD, un PIB par habitant de 6 000 USD, un taux de croissance démographique de 2,7 %.

